L'interview du jour

Les marchés de Noël, entre tradition et business

Nés en Allemagne au 14e siècle, les marchés de Noël sont rapidement devenus une tradition en France, notamment dans la région alsacienne. C'est d'ailleurs à Strasbourg que l'on trouve le plus ancien marché de ce type de l'Hexagone. Le Christkindelsmärik, qui se tient depuis 1570, attire chaque année deux millions de visiteurs venus des quatre coins du monde.

Dans les années 1990, les marchés de Noël ont connu un important développement sur tout le territoire français. Depuis, dans les villes ou les villages, de petites échoppes s'installent à chaque fin d'année pour proposer des gourmandises régionales, des décorations ou toutes sortes de cadeaux.

Mais si l'atmosphère de Noël qui règne lors de ces événements fait rêver les visiteurs, la tradition laisse parfois la place au business pur et simple. Il faut dire qu'en 2013, d'après une étude du Centre for Retail Research (CRR) britannique et du site Bons-de-Reduction.com, les marchés de Noël français ont enregistré un chiffre d'affaires de près de 400 millions d'euros.

37 marchés de Noël officiels en France

Avec ses 37 marchés permanents qui prennent place à la fin de l'année durant plusieurs semaines, la France est aujourd'hui le deuxième pays européen en nombre de marchés de Noël. Elle se trouve très loin derrière l'Allemagne et ses 2 234 adresses, mais elle devance la Grande-Bretagne, qui ne compte que 15 marchés officiels.

Parmi ces marchés français, les dix principaux drainent à eux seuls 72% des dépenses totales des visiteurs lors des événements de ce type, soit 288 millions d'euros. Strasbourg figure évidemment en tête des marchés rapportant le plus d'argent, puisque les deux millions de visiteurs annuels du Christkindelsmärik dépensent en moyenne 67 euros chacun. Paris est également bien placée avec ses deux grands marchés de La Défense et des Champs-Élysées, tout comme Nantes, Lyon ou Reims.

Strasbourg, capitale de Noël

Puisque les visiteurs de ces marchés de Noël sont dans de bonnes conditions pour dépenser de l'argent, il arrive que le business prenne le pas sur la tradition. Aujourd'hui, dans les échoppes, il n'est pas rare de voir des produits du terroir tutoyer de la malbouffe ou des cadeaux "made in China". Pour que son marché séculaire ne perde pas son âme, Strasbourg sélectionne drastiquement les commerçants qui occuperont les 300 chalets de son Christkindelsmärik.

La ville examine les candidatures des mois à l'avance, délivre une liste de produits autorisés à la vente et effectue régulièrement des contrôles afin de vérifier que tout est bien respecté. Car c'est bien l'authenticité du marché de Noël de Strasbourg qui fait sa renommée. Malgré tout, dans la capitale alsacienne comme ailleurs, certains vendeurs de pacotille parviennent à passer entre les mailles du filet.

Devenu légendaire au fil des années, le Christkindelsmärik génère des retombées économiques évaluées à 254 millions d'euros en 2014 par l'Office régional du tourisme en Alsace (ORTA). Autoproclamée "capitale de Noël", Strasbourg ne compte pas s'arrêter là. Elle a déjà exporté son marché à Tokyo, à Moscou ou encore à Pékin pour augmenter sa notoriété. Une stratégie qui permet surtout à la cité alsacienne d'apparaître dans les circuits touristiques des Russes, des Chinois ou des Japonais venant visiter la France.

Source : Actu web / Boursorama - Artice de Emilie Nougué (23/11/2016)

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