L'interview du jour

Aérospatial : le chantier d'Ariane 6 mis sur orbite

La première pierre est posée. C'est François Hollande lui-même qui a signé le démarrage du chantier d'Ariane 6. Ce nouveau lanceur européen, financé pour moitié par la France, sera construit à côté de sa grande soeur, Ariane 5...

Il permettra de mettre en orbite des satellites destinés à l'exploration et à l'observation de la terre, à la météorologie ou encore à la géolocalisation. D'autres serviront à la téléphonie, à l'Internet et à la télévision.

Un nouveau site aux Mureaux
Pour Ariane 6, un nouveau hangar de 20 000 m 2 va sortir de terre aux Mureaux (Yvelines), à deux pas du site de production d'Ariane 5. 

Un millier de salariés — sur un total de 2 000 déjà employés sur le site francilien — seront mobilisés pour travailler au développement du lanceur de nouvelle génération. 

 

Afin de réduire les coûts, les fusées seront assemblées au fur et à mesure, à l'horizontale et sur roulettes. C'est notamment aux Mureaux que seront effectuées les activités de soudure, avec un procédé innovant de friction-malaxage plus économique et plus fiable.

Ariane 6 en chiffres :

 

Les composants du lanceur seront construits par différents industriels européens mais coordonnés par Airbus Safran Launchers (ASL), une société créée en juillet 2016 qui rassemble Airbus et Safran, deux leadeurs français du secteur spatial.

Pour la France, le développement de cette nouvelle version est un enjeu stratégique qui justifie les 3,4 MdsEUR investis dans sa conception. Ariane 6 vise à contrer la concurrence étrangère, parmi laquelle se trouve SpaceX, une société californienne dont les lanceurs à usage unique sont en moyenne deux fois moins chers qu'Ariane 5.

Propriété de l'entrepreneur américain Elon Musk, SpaceX est en plein développement. Mais son essor a été freiné depuis septembre par une explosion survenue sur son Falcon 9, deux jours avant le lancement d'un satellite. « Avec Ariane 6, nous avons pour objectif de diviser nos coûts de lancement par deux », explique Patrick Bonquet, le responsable du programme. Et pour répondre aux besoins de ses différents clients, Ariane 6 sera proposée en deux versions : dotée de deux propulseurs, la version A62, avec une capacité d'emport de 5 t contre le double pour la version A64, qui ciblera le marché des satellites commerciaux. « L'objectif, a affirmé Alain Charmeau, patron d'ASL, est de parvenir à lancer dix à douze Ariane 6 en 2023. »

Arianespace commencera à commercialiser les vols en 2017. Premier tir prévu à Kourou (Guyane) en 2020.

Source : actu web / Le Parisien éco (maj 15/11/2016).

VOIR TOUS LES ARTICLES

VOIR LES DOSSIERS ARCHIVÉS
des Bonnes nouvelles de l'industrie

SEPEM INDUSTRIES SUR LE NET 1200 fournisseurs dans tous les domaines

Je visite le salon virtuel

pub

MyFactoryPlace